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La demande en bois d'œuvre tropicaux, appuyée sur une filière organisée qui va de l'exploitation des arbres à leurs utilisations, a fait s'exprimer, depuis plusieurs d'années, la volonté déclarée d'améliorer la connaissance de la ressource et de développer des politiques d'exploitation durable. Objectifs
Quelque soit la présentation des données, les objectifs de cet atlas de répartition restent les mêmes : Cartes de répartition
Classiquement les cartes de répartition des végétaux sont basées sur les points de collectes des échantillons de plantes conservées dans des herbiers ou sur des généralisations à partir d’observations directes. Il est évident que, dans les deux cas, l’augmentation des références augmente la précision des cartes. En Afrique tropicale humide, le nombre d’échantillons ou d’observations sur les grands arbres est souvent faible, étant donné les caractéristiques du matériel : hauteur, brièveté des floraisons et des fructifications, dimensions des organes végétatifs et reproductifs, conservation difficile, etc. Certaines espèces sont insuffisamment représentées dans les herbiers, par contre les inventaires forestiers de toutes natures, origines et étendues, recèlent une quantité importante de données que l’on présageait susceptibles d’être utilisées et qui s’avérèrent l’être. Enfin, les relevés floristiques, d’origines diverses et généralement difficiles d’accès, apportent de précieuses informations.
Les espèces prises en compte
Les premières essences retenues furent celles de l’ATIBT (l’Association Technique Internationale des Bois Tropicaux) soit 83 correspondant à 111 espèces botaniques et 9 familles. Quelques unes furent éliminées pour leur peu d’intérêt commercial actuel et les noms scientifiques mis à jour à partir d’un référentiel taxonomique (Mouly, A., 2002). Ce choix est critiquable étant donné les transformations des marchés de bois tropicaux qui accélèrent les abattages et augmentent le nombre d’espèces exploitées.
L’espace géographique considéré
L’espace géographique considéré correspond au domaine forestier tropical humide africain caractérisé par la présence de forêts denses humides sempervirentes et semi-décidues, de savanes incluses et péri-forestières et des formations associées et défini par F. White (1986). Il est fractionné en deux massifs, occidental et central, séparés par l’avancée jusqu’au littoral du golfe de Guinée, des savanes togolaises, béninoises et nigérianes. Au-delà des montagnes orientales, on retrouve quelques fragments isolés de forêts où sont signalées quelques unes des espèces retenues. Au final, ce sont 10 pays (Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Sierra Leone, Guinée, Libéria, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin) dans le massif occidental et 13 (Nigéria, Cameroun, Centrafrique, Guinée équatoriale, Gabon, Congo, Cabinda, République démocratique du Congo, Ouganda, Rwanda, Burundi, Kenya, Tanzanie) au centre et à l’est (Guillaumet et al., 2009).
Origines des données
Les données utilisées se réfèrent à trois sources :
Les données issues des échantillons d’herbiers sont importantes, moins par leur nombre, que pour la valeur-témoin que représente chaque exsiccata, en particulier celle des types. En botanique, toute révision taxonomique se fonde sur l’étude des échantillons d’herbier qui représentent un potentiel d'informations de première valeur. Outre la référence à l'objet, sur lequel on peut toujours revenir, les étiquettes annexées fournissent des informations variées sur la phénologie, l'écologie, l'habitat et les changements de la couverture végétale.
Les relevés floristiques, listes des plantes présentes en un endroit donné, peuvent être réalisés par des auteurs de différentes disciplines et à des fins diverses. Elles n’ont pas la rigueur des précédentes et ne peuvent généralement pas être actualisées faute de matériel d’herbier.
Les nombreux inventaires forestiers de différentes époques, natures, dimensions et méthodologie rassemblent de nombreuses données relatives à l’identité des taxons et à leur abondance. Trop souvent, ces données restent imprécises dans les correspondances entre les noms pilotes et les identifications botaniques stricto sensu. |